26 août 2016 3

Banque Martin Maurel 2015 + Rothschild & Co

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

La Banque Martin Maurel a réussi l’exploit d’atteindre un leverage réel très exactement de 10,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % pour l’exercice clos fin 2014, mais la situation s’est légèrement détériorée en 2015 tout en conservant d’excellents fondamentaux,

Document 1 :

Martin Maurel20112012201320142015
1 Assets2 097,722 119,032 077,802 196,572 497,79
2 Equity182,994188,807198,581211,757226,315
3 Preferred st-----
4 Goodwill13,82714,31314,31311,86511,788
5 Tangible eq169,167174,494184,268199,892214,527
6 Liabilities1 928,551 944,541 893,531 996,682 283,27
7 Leverage (µ)11,411,110,31010,6
8 Core Tier 1 (%)8,899,7109,4

Sommes en millions d’euros.

Ce multiple d’endettement respecte donc presque les exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel au maximum de 10 ou un ratio Core Tier 1 réel au minimum de 10 %, sans pondérer les actifs.

Document 2 :

La Banque Martin Maurel est donc parfaitement bien capitalisée.
Rares sont les banques qui respectent ces normes.
En France, c’est la seule banque privée ordinaire présente nationalement qui respecte les règles prudentielles d’endettement.
C’est la réussite exemplaire de banquiers indépendants qui, de génération en génération, gèrent au mieux leur fortune placée dans leur propre banque.

Document 3 :

Malheureusement, les fondateurs de cette dernière banque privée française d’envergure nationale n’ont plus de descendants pour en assurer à l’avenir la direction si bien que ses dirigeants (principaux actionnaires d’une des deux familles fondatrices) ont décidé de faire reprendre leur banque par l’une des plus vieilles familles de banquiers : la branche française des Rothschild, à savoir Rothschild & Co qui est ce qu’on appelait une banque d’affaires qui a d’excellents fondamentaux avec un leverage de 5,4 !

Document 4 :

Rothschild & Co15 Q116 Q1
1 Assets9 079,259 022,35
2 Equity1 419,451 529,17
3 Preferred st--
4 Goodwill110,533111,853
5 Tangible eq1 308,911 417,32
6 Liabilities7 770,347 605,03
7 Leverage (µ)5,95,4
8 Core Tier 1 (%)16,818,6

Le ROE calculé sur les actifs tangibles est de 16 % !

Ainsi, la banque Rothschild & Co- Martin Maurel en devenir aura encore d’excellents fondamentaux (avec un leverage de 6,1), évidemment, avec l’avantage d’une banque d’affaires ayant aussi des guichets pour une clientèle relativement fortunée.

Document 5 :

2015Rothschild & CoMartin MaurelRothschild + Martin Maurel
1 Assets9 022,352 497,7911 520,14
2 Equity1 529,17226,3151 755,48
3 Preferred st---
4 Goodwill111,85311,788123,641
5 Tangible eq1 417,32214,5271 631,84
6 Liabilities7 605,032 283,279 888,29
7 Leverage (µ)5,410,66,1
8 Core Tier 1 (%)18,69,416,5

Il est dommage qu’il n’existe plus actuellement de banque privée ordinaire d’envergure nationale ni même régionale, ce qui a permis aux industriels français des XIX° et XX° siècles de financer leur développement.

Document 6 :

Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Martin Maurel.
Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Rothschild & Co.

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25 août 2016 16

Banques européennes et dividendes

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques

Les banques européennes ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, les banksters n’ont même pas confiance entre eux si bien que le marché interbancaire est bloqué, la BCE est obligée de prêter des centaines de milliards d’euros à beaucoup de banques pour qu’elles ne tombent pas en faillite, alors que l’hypertrophie en M1 continue d’augmenter…

Dans ces conditions, comment les banksters arrivent-ils à survivre, eux et leurs banques ?

Parmi les explications déjà données ici, il en est une qui est particulièrement importante : les banques européennes distribuent généreusement beaucoup de dividendes à leurs actionnaires.

En effet, le rendement des actions, c’est-à-dire le rapport entre le montant des dividendes et le cours de ces actions (en pourcentage) est supérieur à 5 % pour les big banks européennes too big to fail alors qu’il est inférieur à 3 % pour leurs homologues américaines,

Document 1 :

Le record est obtenu par nos péquenots du Crédit qui bricole avec 7,4 % de rendement !

Il en est de même en Italie avec des rendements de 5 à 7 % pour Unicredit, Intesa Sanpaolo, etc.
Deutsche Bank ne distribue plus de dividendes cette année et l’an prochain.

Document 2 :

12345
RankBanks 2016 Q2Dividend (Yeld)Market Cap.Leverage
1Citigroup1,37132,839,6
2Goldman Sachs1,5767,3311,6
3Wells Fargo3,14245,6211,6
4Bank of America1,95153,5811,7
5JP Morgan Chase2,92239,4712,8
6Morgan Stanley2,655,4614,7
7State Street1,9626,918,3
8Bk New York Mellon1,8943,6219,1
9Credit Suisse5,9222,9921,1
10Crédit Agricole Group7,4122,3823,1
11BPCE Natixis6,6911,2625,5
12BNP Paribas5,2654,6529,9
13UBS6,3850,7931,7
14Société Générale6,4524,9936
15Deutsche Bank-16,2836,5

Les actions des banques européennes sont des junk stocks, des actions pourries comme l’étaient les junk bonds : les investisseurs aventureux aimant les risques en achètent pour bénéficier d’un rendement exceptionnellement élevé de 5 à 7 % mais avec le risque de perdre leurs capitaux en cas de tsunami bancaire.

De telles acrobaties financières, ça marche un certain temps mais pas tout le temps.
Lorsque le tsunami se présentera, les cours de ces big banks s’effondreront très rapidement.
Le krach sera fulgurant
.

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21 août 2016 14

Pas de bol : la croissance elle est pas là et la courbe du chômage elle s’inverse pas !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Non classé

Notre histrion ignare n’a pas eu de chance : il a été élu en mai 2007 juste avant les grandes turbulences financières et la plus grande crise après celle de la Grande dépression de 1929.

Comme tous les Enarques et hommes politiques français, son successeur était persuadé que la croissance suivant des cycles (ce qui est enseigné à l’ENA), qu’après cette crise viendrait automatiquement une reprise de l’activité ainsi que de l’emploi, donc : yaka attendre ! … sans rien faire !

Pas de bol : la croissance elle est pas là et la courbe du chômage elle s’inverse pas !

La croissance est même négative au 2° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, ce qui est la référence aux Etats-Unis.
En effet, d’après l’Insee, le PIB (en volume) a été de 529,6 milliards d’euros au 1° trimestre 2016 mais en baisse à 529,4 milliards au 2° trimestre, ce qui correspond à une baisse (en pourcentage) de 0,038 % et de 0,151 % en taux annualisé arrondi logiquement à… 0,2 % !

Document 1 :

Pire même : cette non-croissance résulte d’une baisse de 0,3 % (par rapport au trimestre précédent en taux annualisé) dans le secteur privé et inversement d’une augmentation des dépenses des Zadministrations publiques de 0,3% !

Document 2 :

La croissance à la sauce hollandaise, c’est donc une recette qui repose sur une bonne louche d’augmentation des dépenses publiques financées par des emprunts à taux négatifs !

D’une année sur l’autre, la croissance atteint modestement 1,4 % grâce à un 2° trimestre anormalement dynamique,

Document 3 :

La croissance française était largement supérieure à celle des Etats-Unis pendant les 30 Glorieuses

Document 4 :

mais elle est devenue largement inférieure (à celle des Etats-Unis) depuis 1983, c’est-à-dire depuis que les Français élisent des hommes politiques qui appliquent une politique économique socialiste,

Document 5 :

Les Américains ont redressé leur pays grâce aux Reaganomics, ce qui n’arrivera jamais en France.

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16 août 2016 5

Banques et besoins de recapitalisation : USA / Europe (compléments)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

Quelques compléments s’imposent après mon article sur les besoins de recapitalisation des big banks too big to fail…

D’abord, des graphiques permettent souvent de mieux comprendre certains problèmes, comme par exemple les besoins de recapitalisation des banques (exprimés en milliards de monnaies nationales) pour qu’elles respectent la règle prudentielle d’un multiple d’endettement de 10 au maximum,

Document 1 :

Ces besoins d’endettement peuvent aussi être évalués par rapport au total des actifs (en pourcentage), ce qui montre qu’ils sont inférieurs à 4 % pour les seules banques américaines, ce qui confirme leur bonne santé, et inversement pour les banques européennes,

Document 2 :

Les investisseurs, même s’ils ne sont pas toujours rationnels, se montrent quand même avisés car les capitalisations des banques américaines sont globalement bien supérieures à celles des banques européennes,

Document 3 :

Il est maintenant bien entendu que ce sont les actionnaires qui devraient recapitaliser les banques en cas de besoin (et non plus les contribuables).
Dans un tel cas, les actionnaires de toutes les banques américaines auraient alors une position finalement positive ce qui n’est pas le cas des banques européennes dont leurs actionnaires devraient, pour toutes ces banques, perdre quelques milliards dans leur sauvetage,

Document 4 :

Les besoins de recapitalisation représentent 8 fois le montant de la capitalisation boursière du groupe BPCE-Natixis, bravo les artistes, encore un record pour la France !

Document 5 :

Les capitalisations boursières sont celles du 5 août,

Document 6 :

123456
RankBanks 2016 Q2RecapMarket Cap.Mark Cap - RecapRecap / Mark Cap
1Citigroup-5,7132,83138,53-0,04
2Goldman Sachs10,467,3356,930,15
3Wells Fargo21,8245,62223,820,09
4Bank of America26,6153,58126,980,17
5JP Morgan Chase45,2239,47194,270,19
6Morgan Stanley22,755,4632,760,41
7State Street1026,916,90,37
8Bk New York Mellon15,243,6228,420,35
9Credit Suisse37,522,99-14,511,63
10Crédit Agricole Group87,522,38-65,123,91
11BPCE Natixis93,511,26-82,248,3
12BNP Paribas12754,65-72,352,32
13UBS59,750,79-8,911,18
14Société Générale93,324,99-68,313,73
15Deutsche Bank11116,28-94,726,82

Par ailleurs, un article de Bloomberg explique clairement que les méthodes d’analyse relatives à la situation des banques ne sont pas les mêmes des deux côtés de l’Atlantique… ce qui confirme parfaitement ce que j’en ai écrit depuis plusieurs années !

En effet, les Américains (c’est-à-dire la communauté financière américaine qui se réfère aux études et aux recommandations de la Fed) considèrent pour l’essentiel, à juste titre, que les banques étant des entreprises dont l’activité principale consiste à prêter de l’argent (l’argent qu’elles ont, c’est à dire leurs capitaux propres, et l’argent qu’elles n’ont pas, mais qu’elles empruntent) doivent respecter la règle prudentielle d’endettement suivante : le total des dettes des banques ne doit pas dépasser 10 fois le montant de leurs capitaux propres (avec des dépassements admissibles jusqu’à un multiple de 12).

Il n’en est pas de même en Europe car, en appliquant cette règle fondamentale, il apparait que les banksters ne la respectent pas.
Comme ils ont une influence considérable, ils ont le pouvoir d’imposer aux autorités et à l’ensemble de la communauté financière leurs propres règles qui leur permettent de prétendre que tout va bien alors que tous les indicateurs montrent qu’il n’en est rien.

Ainsi, les derniers tests de stress de l’EBA ne se basent pas sur la règle du multiple d’endettement préconisée par la Fed (et par ce bon vieux Greenspan) mais sur des a priori irrationnels…
En effet, l’EBA prétend pouvoir se baser sur les conséquences de chocs comme par exemple celui d’une chute du PIB de 7,1 % (alors qu’elle n’a été que de 4 % d’une année sur l’autre en 2009) et en déduire les conséquences sur la situation des banques, ce qui est totalement irréaliste et il en est de même pour ce qui concerne les autres hypothèses retenues qui sont hautement incohérentes (comme par exemple une chute importante des cours des actions).
Pourquoi le PIB baisserait il de 7,1 % ? L’EBA ne se pose pas cette question, sans s’interroger sur ses causes, et ne donne évidemment aucune réponse !
En fait, l’EBA raisonne à l’envers en prenant en considération une chute du PIB qui devrait avoir pour conséquence une fragilisation de la situation des banques alors que c’est le contraire qui est l’occurrence la plus probable : c’est la chute de dominos des banques surendettées qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement qui provoquera une crise, donc la chute du PIB, et non pas l’inverse.
L’EBA se mord la queue en confondant les causes et les conséquences !

Cliquer ici pour lire cet article de Bloomberg.

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16 août 2016 8

15 août

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Le 15 août, tout le monde est en vacances, il ne se passe jamais rien mais le 15 août 1971 est la date la plus importante de l’Histoire économique !

En ce 15 août 2016, avec Fred Rabeman, analyste technique, nous prévoyons l’accentuation de l’€-crise dans un avenir proche avec des conséquences majeures, du même ordre que celles de la crise de 2008…

Le 10 avril dernier, nous avions prédit un €ffondrement dans les semaines à venir (fin mai, début juin) qui s’est manifesté en fait sous la forme du Brexit qui aura été une répétition douce de ce qui se produira, avec en particulier un tsunami bancaire.

Pour ma part, les fondamentaux de la vieille Europe continentale sont en concordance avec le déclenchement d’une telle crise, cf. mes analyses concordantes.

Pour Fred Rabeman, la parité €/£ est déterminante : elle est dramatiquement en hausse et elle sera critique à partir du moment où elle atteindra 0,90.
Comme elle a déjà atteint 0,87 le 15 août (déjà à un niveau supérieur à celui qui a précédé la faillite de la banque des frères Lehman), les échéances funestes se rapprochent,

Cette nouvelle crise pourrait provenir d’un pays périphérique, c’est-à-dire non majeur. Les pays dits de l’Europe de l’Est, issus des anciennes démocraties populaires du temps de la splendeur de l’URSS, sont dans des situations délicates, surtout à cause de leurs banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Comme les banques italiennes sont fortement engagées sur ces pays, surtout ceux du Sud, la chute des dominos bancaires pourrait commencer dans ces pays pour se propager ensuite dans la zone euro, accentuée par le surendettement de beaucoup de pays européens.

La crise tant attendue de l’€-système peut se produire sans dommages majeurs pour les Américains car la croissance se maintient dans des conditions optimales avec des records historiques pour les marchés d’actions.

Cliquer ici pour consulter mon article du 10 avril sur nos prédictions antérieures.

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10 août 2016 7

Banques et besoins de recapitalisation

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

Les discussions et les polémiques rebondissent au sujet de la santé des big banks too big to fail, en particulier européennes après une étude de Sascha Steffen du Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung (ZEW, Centre for European Economic Research) et de l’Université de Mannheim avec Viral Acharya (de la New York University Stern School of Business) et Diane Pierret (Université de Lausanne) : Stress Scenarios Reveal Capital Shortfalls in EU Banking Sector.

La problématique sur les fondamentaux des banques est contestée, surtout par les banksters européens, évidemment !
Elle a pourtant bien été exposée en particulier par ce bon vieux Greenspan, depuis le début des années 80 et il l’a révisée après les turbulences financières de 2008.
Elle peut s’exprimer simplement de la façon suivante : le total des dettes des banques ne doit pas dépasser 10 fois le montant de leurs capitaux propres réels.

C’est simple, c’est clair, c’est une règle prudentielle d’endettement logique, une norme empirique qui donne d’excellents résultats globalement.

En l’appliquant aux 15 plus grandes banques américaines et européennes, il apparait clairement que les banques américaines, si elles ne respectent pas toutes cette règle, n’en sont pas loin, ce qu’admet la Fed qui estime qu’elles ont globalement des besoins de recapitalisation de l’ordre de 120 milliards de dollars,

Document : 1

En appliquant cette règle, selon les dernières préconisations de ce bon vieux Greenspan qui sont plus rigoureuses que celles qui sont retenues par la Fed, j’en arrive à des besoins de recapitalisation de 161 milliards de dollars (pour ces 8 banques américaines), qui sont du même ordre de grandeur que les chiffres de la Fed, cf. mes analyses qui sont donc en concordance avec celles de la Fed. C’est donc du sérieux !

Par contre, les besoins de recapitalisation (colonne 3) pour les banques européennes sont beaucoup plus importants, en appliquant évidemment la même méthode d’analyse,

Document 2 :

12345
RankBanks 2016 Q2RecapTangible equityTang Eq-Recap
1Deutsche Bank11148,1-62,9
2BNP Paribas12770,4-56,6
3Société Générale93,339,5-53,8
4UBS59,730,25-29,45
5BPCE Natixis93,566,3-27,2
6Crédit Agricole Group87,573,4-14,1
7Credit Suisse37,537,16-0,34
8State Street1013,213,21
9Bk New York Mellon15,218,513,31
10Morgan Stanley22,752,6729,97
11Goldman Sachs10,471,1760,77
12Wells Fargo21,8149,95128,15
13JP Morgan Chase45,2179,05133,85
14Bank of America26,6172,11145,51
15Citigroup-5,7171,09176,79

Sommes en milliards de monnaie nationale.

Ainsi, pour que le total des dettes de Deutsche Bank ne dépasse pas 10 fois le montant de ses capitaux propres réels, il faudrait recapitaliser cette banque à hauteur de… 111 milliard d’euros !

Pour les Gos banques françaises, les besoins de recapitalisation sont de :
127 milliards d’euros pour BNP-Paribas qui détient le record mondial, bravo les artistes !
93,3 milliards (seulement !) pour les mécanos de la Générale,
93,5 milliards pour le groupe BPCE-Natixis,
87,5 milliards pour le groupe Crédit Agricole
!

Bien entendu, les banksters européens considèrent avec le plus grand mépris les études de l’institut ZEW et, évidemment les miennes, mais tout concorde : la réalité nous montre que nous avons raison !
En effet, le marché interbancaire est bloqué, les Marioles de la BCE prêtent quasiment gratuitement des centaines de milliards d’euros à des banques pour qu’elles puissent survivre, le Brexit a montré qu’en cas de perturbation les cours des banques plongent, les rendements des bons des Trésors européens de référence sont négatifs jusqu’au 10 ans et même jusqu’au 30 ans pour la Suisse, etc.

Le document 2 (colonne 5) montre que la différence entre le montant des capitaux propres réels (les actifs tangibles) et (moins) les besoins de recapitalisation, établit un classement logique entre les pires des banques et les meilleures.
En effet, plus les besoins de recapitalisation sont élevés par rapport aux actifs tangibles (c’est-à-dire la valeur à la casse d’une banque en perdition), plus cette banque est dans une situation proche d’un sauvetage en urgence pour éviter un risque systémique, et inversement : les banques américaines affichent toutes des résultats positifs (en colonne 5) ce qui montre qu’elles sont viables en cas d’accentuation de risques majeurs.

Par ailleurs, le classement des banques en fonction de leurs besoins de recapitalisation par rapport à leurs actifs (tout court), exprimés en pourcentage, montre là aussi logiquement que les banques européennes sont bien les pires, les mécanos de la Générale détenant le record mondial, bravo les artistes !

Document 3 :

12345
RankBanks 2016 Q2RecapAssetsrecap/assets %
1Citigroup-5,71 818,77-0,31
2Goldman Sachs10,48971,16
3Wells Fargo21,81 889,241,15
4Bank of America26,62 186,611,22
5JP Morgan Chase45,22 466,101,83
6Morgan Stanley22,7828,8732,74
7State Street10255,3863,92
8Bk New York Mellon15,2372,3514,08
9Credit Suisse37,5821,1644,57
10Crédit Agricole Group87,51 770,704,94
11BPCE Natixis93,51 757,645,32
12BNP Paribas1272 171,995,85
13UBS59,7989,3976,03
14Société Générale93,31 460,206,39
15Deutsche Bank1111 803,296,16

Les marchés n’intègrent pas correctement ces analyses comme le montrent les capitalisations boursières qui ne sont pas en concordance avec les risques courus par ces banques,

Document 4 :

1234567
RankBanks 2016 Q2Tangible equityMarket Cap.RecapMark Cap-RecapTang Eq-Recap
1Citigroup171,1132,83-5,7138,5176,786
2Goldman Sachs71,267,3310,456,960,766
3Wells Fargo150245,6221,8223,8128,152
4Bank of America172,1153,5826,6127145,505
5JP Morgan Chase179,1239,4745,2194,3133,852
6Morgan Stanley52,755,4622,732,829,965
7State Street13,226,91016,93,206
8Bk New York Mellon18,543,6215,228,43,306
9Credit Suisse37,222,9937,5-14,5-0,336
10Crédit Agricole Group73,422,3887,5-65,1-14,1
11BPCE Natixis66,311,2693,5-82,2-27,2
12BNP Paribas70,454,65127-72,4-56,6
13UBS30,350,7959,7-8,9-29,446
14Société Générale39,524,9993,3-68,3-53,8
15Deutsche Bank48,116,28111-94,7-62,9

Cliquer ici pour lire l’étude de l’institut ZEW sur les banques : Stress Scenarios Reveal Capital Shortfalls in EU Banking Sector.

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9 août 2016 3

Monétarisme, croissance, emploi et élections américaines

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Les Démocrates exultent : tout va bien aux Etats-Unis… grâce à eux !
En effet, les créations nettes d’emplois se poursuivent sans interruption depuis 70 mois consécutifs, ce qui ne s’était jamais vu dans l’Histoire des Etats-Unis !

Document 1 :

En fait, Hillary Clinton est bien placée pour savoir qu’Obaba n’y est pour rien dans cette réussite car ce sont les gens de la Fed qui en sont les auteurs… après avoir fait un grand ménage avec le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke,

Document 2 :

Le nombre d’emplois est revenu dans sa tendance haussière longue après des dépassements intempestifs dus à la politique volontariste menée par Alan Greenspan,

Document 3 :

Fifille Clinton est heureuse, comme tous les Américains diplômés des grandes universités du fait de la pénurie de main d’œuvre hautement qualifiée (les bac + 4 et +) mais ce bonheur n’est pas partagé par tous les Américains qui perçoivent très bien la baisse de la croissance depuis le début de l’année 2015, ce qui n’a pas échappé à Donald Trump,

Document 4 :

Le taux de croissance du PIB (d’une année sur l’autre) baisse inexorablement parce que les Américains n’ont pas confiance, parce qu’ils ressentent que quelque chose ne va pas quelque part.
En conséquence, ils réagissent en augmentant leur épargne, ce qui se voit dans l’augmentation de l’agrégat monétaire M2-M1

Document 5 :

qui est largement supérieure à celle du PIB nominal,

Document 6 :

La part de l’épargne des Américains par rapport au PIB annuel augmente inexorablement. Elle est nettement supérieure à sa bande de fluctuation normale qui est entre 40 et 45 % (du PIB) pour dépasser la ligne rouge des 50 %,

Document 7 :

Plus de 2 000 milliards de dollars se trouvent donc en trop dans les caisses d’épargne des Américains (et qui ne circulent qu’en partie) qui auraient dû soit les dépenser, soit les investir en biens immobiliers (ce qui aurait stimulé la demande, donc la croissance dans ces deux cas) ou en valeurs mobilières, ce qui aurait renforcé la capacité de financement des entreprises, donc l’investissement et finalement la croissance,

Document 8 :

Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB continue à baisser,

Document 9 :

Les derniers chiffres hebdomadaires des agrégats monétaires publiés par la Fed confirment cette tendance,

Document 10 :

Tout va bien aux Etats-Unis où les fondamentaux sont bons, mais pas pour les Américains disons moyens, qui sont inquiets.
La politique menée par les Reaganomics dont Alan Greenspan a donné d’excellents résultats : l’inflation y a été jugulée, les communistes de l’URSS ont disparu (officiellement du moins), l’économie de la Chine a décollé mais il y a des limites à la libération des échanges mondiaux : s’il est profitable pour tout le monde que des activités à faible productivité soient stimulées dans des pays pauvres comme c’était le cas en Chine et disparaissent dans les pays développés, il n’est pas admissible par exemple, que les industriels des Etats-Unis ferment des usines dans lesquelles sont fabriqués des produits à haute valeur ajoutée dans leur pays pour en construire au Mexique afin de vendre ces produits aux Etats-Unis, comme par exemple les automobiles.

L’Amérique a besoin de remettre un bon ordre dans les règles économiques.
Donald Trump l’a bien compris. Son projet de baisser le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés à 15 % stimulerait spectaculairement une croissance durable
ainsi que d’autres mesures.
Beaucoup d’électeurs américains l’ont bien compris.

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3 août 2016 13

Leverage des big banks : USA / Europe (2° trimestre 2016)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines, Banques françaises, Leverage

Des tableaux de chiffres, c’est bien, c’est clair, précis, complet mais ça demande un certain effort pour les interpréter alors que des graphiques permettent de voir d’une façon évidente certains aspects importants du sujet traité et finalement de mieux les comprendre…

Ainsi en est-il du multiple d’endettement des big banks too big to fail, le leverage qui montre clairement que pour la plupart, les big banks américaines (… c’est-à-dire des Etats-Unis) respectent les règles prudentielles édictées dans les années 80 par ce bon vieux Greenspan, à savoir que le total de leurs dettes ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant de leurs capitaux propres

Document 1 :

RankBanks 2016 Q2LiabilitiesTangible equityLeverageCore Tier 1
1Citigroup1 647,69171,0869,6310,38
2Goldman Sachs825,83471,16611,68,62
3Wells Fargo1 739,28149,95211,68,62
4Bank of America2 014,50172,10511,718,54
5JP Morgan Chase2 287,04179,05212,777,83
6Morgan Stanley776,20852,66514,746,78
7State Street242,1813,20618,345,45
8Bk New York Mellon353,84518,50619,125,23
9Credit Suisse78437,16421,14,74
10Crédit Agricole Group1 697,3073,423,124,32
11BPCE Natixis1 691,3466,325,513,92
12BNP Paribas2 101,5970,429,853,35
13UBS959,14330,25431,73,15
14Société Générale1 4214035,972,78
15Deutsche Bank1 755,1948,136,492,74

… règle plus connue sous l’expression de ratio Core Tier 1 (d’origine, l’inverse du leverage en pourcentage) qui doit être supérieur à 8 %,

Document 2 :

Seules les (relativement petites) banques américaines State Street et Bank of New York Mellon sont loin de respecter ces règles prudentielles d’endettement.
Les autres banques américaines ont un leverage acceptable, seule Citigroup se détachant du lot en respectant les nouvelles règles édictées par ce bon vieux Greenspan après les turbulences financières des années 2008, à savoir un leverage inférieur à 10.

Document 3 :

Les banques européennes sont loin d’être fiables, en particulier les Gos banques françaises, les mécanos de la Générale étant les plusses pires après Deutsche Bank !
Bravo les artistes !

Comme je l’ai déjà écrit, Par ailleurs, il faut préciser pour les idiots inutiles voire nuisibles qui critiquent mes travaux, que la comparaison entre les banques européennes et américaine est fiable car, s’il y a des différences entre les règles comptables des deux côtés de l’Atlantique, elles sont finalement négligeables…

En effet, ces idiots qui prétendent que les banques européennes comptabilisent selon les règles IFRS les produits dérivés, ce qui gonfle leurs bilans alors qu’il n’en est pas de même aux Etats-Unis, se couvrent de ridicule car, quel que soit le système comptable, seules doivent être enregistrées les opérations qui ont eu effectivement lieu au cours de l’exercice.
C’est là un principe comptable universel appliqué en IFRS comme aux Etats-Unis et ailleurs.

Comme les produits dérivés sont des engagements à terme non réalisés, ils ne doivent donc pas être comptabilisés dans le bilan, mais hors bilan.
Ils portent généralement sur des montants considérables : de l’ordre de plus de 10 fois le total du bilan des banques, mais, à terme, une fois les sous-jacents levés, les gains et les pertes comptabilisés sont très faibles du moins si ces opérations ont été effectuées correctement.

Bien entendu, les Gos banquiers français refusent de présenter ces problèmes bancaires simplement de façon à ce que le bon peuple puisse les comprendre. Ils peuvent alors dire : vous voyez, les métiers de la banque sont très compliqués, faites-nous confiance, laissez-vous faire !
Et ça marche !

Le leverage des autres grandes banques présentant un risque systémique d’après la liste retenue par la BRI (Global Systemically Important Banks (G-SIBs) se trouve dans une zone intermédiaire entre celui de Crédit Suisse et celui de Deutsche Bank.
Les chiffres publiés par les banques asiatiques sont peu fiables. Les banques du Royaume plus ou moins Uni sont soit hors normes comme Bank of Scotland, soit, bien que londoniennes, exercent l’essentiel de leur activité à l’étranger comme Standard Chartered et HSBC.
Les banques italiennes et espagnoles sont engluées dans des situations dangereuses, ce qui rend non significatifs les leverages de celles qui font partie des G-SIBs
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Une fois de plus, tout est simple.

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3 août 2016 0

Leverage réel des banques françaises, 2° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Banques françaises, Leverage

Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 %,

Document 1 :

2016 Q2Cdt Agri GroupBPCE-NatixisBNP-ParibasSté GénéraleTotal
1 Assets1 770,701 757,642 171,991 460,207 160,53
2 Equity96,677,22897,50958,5329,837
3 Hybrid securities +93,1116,99314,343,403
4 Goodwill14,27,81810,1164,736,834
5 Tangible equity73,466,370,439,5249,6
6 Liabilities1 697,301 691,342 101,591 420,706 910,93
7 Leverage (µ)23,1225,5129,8535,9727,69
8 Core Tier 1 (%)4,323,923,352,783,61

Sommes en milliard d’euros.

Pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan, il faudrait globalement augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 440 milliards d’euros ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 415 milliards !

Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Tier 1 supérieur à 10 %.

Les 8 plus grandes banques des Etats-Unis avaient au même trimestre globalement un leverage de 11,94 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 8,37 % répondant aux exigences de la BRI dans les années 80.

Le total de leur bilan ne représente que 58 % du PIB annuel américain (18 437,6 milliards de dollars) ce qui inquiète les Américains, mais les Français ne s’inquiètent pas du fait que le total des bilans de leurs 4 Gos banques représente 3,2 fois le PIB annuel de la France qui est de 2 218,4 milliards d’euros !

Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire.

Le multiple d’endettement de ces 4 Gos banques ne s’est pas amélioré par rapport au trimestre précédent,

Document 2 :

2016 Q1Cdt Agri GroupBPCE-NatixisBNP-ParibasSté GénéraleTotal
1 Assets1 745,301 711,412 121,021 367,906 945,63
2 Equity94,877,44198,54959329,829
3 Hybrid securities +10,25,75819,815,451,165
4 Goodwill14,27,78310,0494,536,564
5 Tangible equity70,463,968,739,1242,1
6 Liabilities1 674,901 647,512 052,321 328,806 703,53
7 Leverage (µ)23,825,829,93427,69
8 Core Tier 1 (%)4,23,883,32,943,61

D’une année sur l’autre, le montant de leurs capitaux propres n’a augmenté globalement que de 9,5 milliards d’euros alors que le total de leurs dettes a augmenté de… 269 milliards !

Document 3 :

2015 Q2Cdt Agri GroupBPCE-NatixisBNP-ParibasSté GénéraleTotal
1 Assets1 703,001 681,002 138,511 359,506 882,00
2 Equity89,273,392,07856,1310,706
3 Hybrid securities +8,34,16,46814,333,191
4 Goodwill14,27,811,0244,437,429
5 Tangible equity66,761,474,58637,4240,086
6 Liabilities1 636,301 619,602 063,921 322,106 641,91
7 Leverage (µ)24,5326,3827,6735,3527,66
8 Core Tier 1 (%)4,083,793,612,833,61

Le multiple d’endettement de ces 4 Gos banques ne s’est pas amélioré d’une année sur l’autre contrairement à toutes les déclarations de la nomenklatura bancaire franchouillarde.

Les banksters, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, ce qui bloque le marché interbancaire.
Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens des usines à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux.

Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV).
Je ne fais que reprendre leurs idées.

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire.
Le marché interbancaire ne fonctionne plus. La crise rampante perdure, le désordre allant croissant.
La chute récente des cours des actions a montré que le système bancaire européen est très fragile, vulnérable à toute détérioration des marchés.

En fait, la nomenklatura bancaire européenne joue collectivement sa survie en maintenant des cours déconnectés de la réalité. De telles manips, ça marche un temps mais pas tout le temps.

Tout est simple.

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3 août 2016 1

Crédit Agricole, 2° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

O miracle ! Nos péquenots du Crédit Agricole ont enfin compris (après d’autres banksters de big banks too big to fail) ce que j’explique depuis des années, à savoir que l’essentiel pour les banques est qu’elles doivent respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan : un leverage réel non pondéré des actifs calculé avec le montant des capitaux propres réels (les actifs nets tangibles, sans les écarts d’acquisition), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV…

Ils publient un slide montrant que le montant de leurs capitaux réels est de… 73,4 milliards d’euros pour ce dernier trimestre…

Document 1 :

… ce qui est loin du montant des capitaux propres publiés,

Document 2 :

En reprenant les bons chiffres, le multiple d’endettement réel, mon µ, le leverage est de 23,12 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 4,32 % pour ce dernier trimestre, en légère détérioration par rapport au précédent

Document 3 :

Cdt Agric Groupe2015 Q22015 Q32015 Q42016 Q12016 Q2
1 Assets1 703,001 701,101 698,901 745,301 770,70
2 Equity89,290,792,994,896,6
3 Deductions8,38,7910,29
4 Goodwill14,214,214,214,214,2
5 Tangible eq66,767,869,770,473,4
6 Liabilities1 636,301 633,301 629,201 674,901 697,30
7 Leverage (µ)24,5324,0923,3723,7923,12
8 Core Tier 1 (%)4,084,154,284,24,32

Sommes en milliards d’euros.

Il faudrait augmenter les capitaux propres du groupe Crédit Agricole de… 87,5 milliards d’euros pour respecter la règle prudentielle d’endettement de ce bon vieux Greenspan !

La capitalisation boursière de CASA de 21 milliards d’euros, largement inférieure aux actifs tangibles du groupe (73 milliards) montre que les spéculateurs avisés se méfient de cette bad bank dont le cours peut encore replonger. Il a déjà perdu plus des deux tiers de son pic de 2006 !

Comme je l’ai déjà écrit, Les péquenots du Crédit Agricole montrent une fois de plus que le leverage est bien le problème le plus important pour cette banque comme pour les autres, comme je le répète à maintes reprises.
Ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soit pas… les contribuables.
La grosse différence entre les Etats-Unis et l’Europe, dont la France, est que les autorités américaines n’hésitent pas à flinguer les grandes banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été édictées par les gens de la Fed et en particulier par ce bon vieux Greenspan, tandis qu’en Europe, et surtout en France, les dirigeants des Gos banques font ce qu’ils veulent, et le résultat est catastrophique comme le montre le marché interbancaire qui est totalement bloqué, la BCE étant obligée de s’y substituer, ce qui a des conséquences dramatiques, en accentuant et en prolongeant la crise.
Enfin, nos péquenots qui bricolent avec le crédit ne parlent évidemment pas des dizaines de milliards d’euros qu’ils obtiennent (quasiment gratuitement) de la Banque de France en mettant chaque jour des titres en pension dans le cadre des Titres de Créances Négociables, d’après les chiffres de la Banque de France et d’autres milliards encore de la BCE pour lesquels aucune information n’est donnée
.

Tout le reste est mauvaise littérature pour idiots inutiles voire nuisibles qui font confiance à leurs Gos banques.
Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour lire le rapport financier du Crédit Agricole S.A. d’où sont tirées ces informations.

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